Meet the Maker : FRIDAY ON MY MIND

12 Aug 2016

Aujourd’hui, nous rencontrons Antoine, l’un des deux fondateurs de Friday On My Mind qui revient avec nous sur la belle histoire derrière la naissance de la marque, le premier pop-up organisé à Paris et la passion qui l’anime au quotidien.

Raconte-nous un peu les dessous de l’aventure Friday on My Mind

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Sam et moi nous sommes rencontrés à Sydney, il y a deux ans et demi. J’étais plutôt malheureux dans mon job à Paris et j’avais tout quitté pour voyager. Ce qui est marrant, c’est qu’on s’est rencontrés pendant une Loud Shirt Party (où les invités doivent porter les chemises les plus folles). Dès le début de notre histoire, on a beaucoup voyagé et notre idée est née au cours de ces voyages : dénicher des chemises uniques vintage et les proposer à nos clients. C’est l’inverse de la plupart des magasins vintage qui achètent leurs vêtements au kilo, nous on passe vraiment un temps fou à sélectionner des pièces rares. On a décidé de tenter l’aventure sur le marché de Sydney un week-end, sans trop y croire, et le succès a vraiment été au rendez-vous. On a continué comme ça pendant un an et puis on a eu envie de rentrer en Europe ; je suis parisien, Sam est anglaise et Londres s’est vite imposé comme une évidence pour nous.

Comment vous en êtes arrivés au pop-up ?

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Après des mois sur le marché de Camden, on s’est dit qu’il fallait essayer autre chose. Camden, c’est super, mais c’est quand même un marché très touristique et c’est presque impossible de fidéliser une clientèle qui est là en week-end et qui vous oublie très vite. Le reste, c’est un coup de chance ! On est passé un jour par la station de métro Old Street et on a adoré les petites boutiques, notamment celle de John + Pearl ; on a eu un super contact et c’est elle qui nous a parlé d’Appear Here et nous a donné envie d’en savoir plus. On a tout de suite adoré le principe et le fait qu’il n’y ait pas d’engagement sur le long terme. Du coup, en plus de l’espace à Old Street, on a décidé de louer un pop-up à Paris pour une journée, et ça a été un vrai succès.

Quels sont les éléments clés de votre succès, à ton avis ?

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À un niveau personnel, je pense qu’on est tous les deux vraiment passionnés par ce qu’on fait (même si ça nous est un peu tombé dessus par hasard). Si on m’avait dit que je vendrais des chemises à Londres il y a trois ans, j’aurais bien rigolé. On se sent vraiment porté par les rencontres qu’on fait au quotidien : des liens précieux qu’on a su créer avec nos fournisseurs et nos clients, ça nous permet vraiment de faire face aux moments de doute et de continuer à avancer.
Et puis on grandit au quotidien, on est toujours en train de chercher à améliorer le site, à trouver de nouvelles chemises, à pérenniser nos clients… Depuis peu, on loue un stock, ce qui va nous permettre de faire face aux imprévus et de pouvoir toujours répondre à la demande.

Comment vous voyez l’avenir ?

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Pour être honnête, on n’a pas vraiment de plan sur le long terme. Depuis le début, on suit notre instinct et on sait qu’une rencontre peut tout changer, en un instant. Mais on a des idées, bien sûr. Déjà, on sait qu’on veut retenter l’expérience du pop-up à Paris et pourquoi pas essayer de l’exporter dans toutes les villes européennes qui bougent : Barcelone, Berlin… L’idée c’est de rester nomade et de mettre en place un plan de communication béton pour être attendus dans ces villes.
Pour le moment, on n’a pas vraiment le temps de voyager et c’est un problème pour nous, mais on va essayer de partir à l’automne pour rencontrer de nouveaux fournisseurs et trouver des produits vraiment uniques.
On pense bien sûr à l’idée d’ouvrir un magasin quelque part, un flagship qui mettrait en avant notre marque et nos idées. Mais on n’est pas vraiment certain que ce soit la solution : les tendances évoluent, les manières de consommer aussi et la génération Appear Here est séduite par notre manière originale – et éphémère – de vendre nos chemises.

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